mercredi 16 août 2017

Nouvelles critiques consacrées à mon livre-jeu


J'avais déjà relayé sur ce blog les premières critiques publiées au sujet de mon livre-jeu ; il est désormais grand temps de faire une mise à jour. Après Laurent Pendarias, ce sont Andrée la papivore et Oriane de la Pile à Lire qui ont dernièrement lu et chroniqué mon Démon dans l'escalier. Leurs deux avis sont globalement positifs, comme en témoignent les extraits suivants :

L'intrigue est intéressante bien qu'un peu courte à mon goût, du coup j'aimerais beaucoup voir ce monde développé dans d'autres histoires. La mission est simple mais tortueuse, il m'a fallu recommencer cinq fois avant d'arriver à l'accomplir ! […] Un dernier point pour conclure : le format numérique se prête parfaitement à ce type de lecture : un clic sur le choix souhaité vous mène directement au paragraphe concerné, c'est rapide et pratique que ce soit sur liseuse, tablette ou Smartphone. Idéal pour les lectures (souvent interrompues) dans les transports en commun. […] j’ai retrouvé avec Le démon dans l'escalier tout le plaisir que j'éprouvais adolescente avec les livres dont vous êtes le héros. Le prix du roman est tout petit, alors n'hésitez pas à le tester, vous passerez j'en suis certaine un bon moment de détente !
Andrée la papivore

Ce Démon dans l'escalier vous fait devenir un sorcier de bas étage à qui l'on confie enfin une mission qui devrait redoré son blason. Dès le début, on sent l'aventure un peu barrée, à l'image des pulps chers à la maison d'édition du morse. Parce que le dit Démon dans l'escalier est du genre particulier et que vous êtes du genre pas forcément très aidé, je dirais. L'aventure n'en est pas moins savoureuse et je me suis prise au jeu avec facilité. […) Au final, je me suis drôlement bien amusé avec ce Démon dans l'escalier. Les personnages secondaires sont sympathiques, le héros bien looser et le démon amusant (je ne veux pas en dire plus pour ne pas spoiler). Son seul point négatif, il est peut-être un peu trop court. J'aurais bien fait quelques heures de plus avec lui.
Oriane de la Pile à Lire

Le Démon dans l'escalier a du reste récolté de nouveaux commentaires sur sa page Amazon, que je vous propose de découvrir ci-dessous (cliquez sur les images pour les afficher en grand).



Si d'aventure vous n'avez pas encore eu l'opportunité de vous procurer mon livre-jeu, je rappelle qu'il est disponible à l'achat, au prix très démocratique de 2€99, sur la librairie numérique indépendante 7switch.

mardi 15 août 2017

Ma première pointe sèche sur cuivre

J'en parlais depuis des mois, c'est enfin chose faite : j'ai tout dernièrement effectué mes premiers pas avec la pointe sèche sur cuivre. Voici donc mon premier essai. Il ne s'agit pas d'une création personnelle puisque j'ai adapté en guise d'exercice une photographie mise à disposition par fairling-stock, que je remercie chaleureusement. J'ai donc reproduit ces ruines sur base d'un repérage initial au papier carbone, ce qui me fut d'une grande aide pour la perspective.

Ruines, pointe sèche sur cuivre,
simili papier japon 130g/m2, 7.3x9.8 cm, août 2017.

Première conclusion : c'est long, et il ne faut pas craindre les crampes pour s'y attaquer. Le trait est infiniment plus précis que sur Tetra Pak, ce qui implique un travail de tramage beaucoup plus fastidieux. Je dois avouer avoir sous-estimé la dureté du matériau. J'ai donc été surpris de voir des traits que je pensais profonds ne s'inscrire que très légèrement sur l'estampe (notamment ceux constituant le mur perpendiculaire, sur la droite de la composition). J'ai du reste employé cette fois une encre d'un noir assez doux, d'où le rendu peu contrasté de cette gravure.

Je pense qu'elle mériterait d'être reprise et de donner lieu à un second état, qui en corrigerait les défauts. Il n'est donc pas impossible que je me repenche dessus dans les prochaines semaines.

Deux estampes en cours de séchage.

Ce simple changement de support induit en fait une démarche très différente. Il y a ici nettement moins de spontanéité dans le tracé, puisque la surface dure invite à esquisser préalablement le dessin au crayon ou au stylo-bille (ce qui n'est pas possible sur le Tetra Pak qui se marque trop aisément). À l'inverse, il est possible de réaliser un travail plus minutieux et le potentiel de détails est infiniment supérieur.

Ce n'est donc pas une matière à laquelle je compte recourir souvent en vue des exercices auxquels je m'emploie essentiellement, à ce stade (son prix m'en dissuade de toute manière). Toutefois, je pense que je pourrais l'exploiter à l'avenir dans des projets d'illustrations plus complexes et — qui sait ? — dans une optique d'édition artisanale. Le cuivre permettant en effet un nombre fort élevé de tirages, il n'est pas absurde d'envisager l'insertion d'estampes originales dans des livres que j'auto-produirais en petits tirages...

mardi 8 août 2017

Pointes sèches « sur le motif »

Vu qu'il a fait très beau, la semaine dernière, j'ai trouvé une manière commode de concilier mes envies de gravures et de grand air : j'ai été réaliser des pointes sèches en extérieur, « sur le motif » comme on dit...

Cette démarche, même si elle est contraignante, me parait intéressante et me détache un peu de la posture de copiste souvent assumée malgré moi avec mes portraits, toujours basés sur des ressources photographiques. Dessiner des bâtiments est du reste un exercice enrichissant, au vu des immenses difficultés que je rencontre avec la perspective. Le seul problème est l’aspect étrange qu’ils revêtent une fois retournés par l’impression (au moins aux yeux des locaux, à qui leurs silhouettes sont familières), mais c’est peu dire que je ne me sens pas les épaules pour déjà les graver en miroir...


Voici tout d'abord une petite esquisse de la cathédrale de Namur que j’ai gravée depuis la Citadelle, jeudi passé au crépuscule, et imprimée le lendemain. Je suis assez mécontent de la coupole mais, pour quelque chose fait en moins d’une heure et mal assis sur un parapet, ce n’est somme toute pas si mal…

Vue de la cathédrale Saint-Aubain depuis la Citadelle de Namur,
pointe sèche sur Tetra Pak, simili papier japon 130g/m2, 6x9.8 cm, août 2017.

La même en cours de séchage.


Je me suis attaqué le lendemain au pont de Meuse, qui relie le pied de la Citadelle à l'agglomération de Jambes. Je suis nettement moins heureux de cette seconde gravure, qui est pourtant un peu plus grande et réclamait donc moins de minutie.

Mes difficultés viennent sans doute au moins partiellement de l'heure choisie pour mener cet exercice : étant donné que je travaillais en soirée, j'ai réalisé cette gravure en fin d'après-midi ; le soleil était donc encore haut et induisait des clairs-obscurs fort tranchés dans les ombres. Je pense qu'une telle atmosphère aurait été mieux rendue en linogravure, où il est aisé de créer des aplats uniformes, qu'en pointe sèche. Du reste, j'ai pu découvrir une difficulté supplémentaire et fort agaçante de la gravure en plein air : le soleil se réfléchissait par moments dans ma plaque de Tetra Pak et venait m'éblouir...

Tout cela ne suffit toutefois pas à justifier l'aspect naïf et « mou » de cette gravure. Le problème sous-jacent est bien sûr mon manque de technique et d'expérience avec la perspective. Je suis également fort énervé de me découvrir si incapable de graver des arbres (voir le gribouillis à gauche de la maison de maître) ; il est donc fort possible que cela constitue la matière d'un prochain exercice...
 
Vue du pont de Meuse depuis la Citadelle de Namur,
pointe sèche sur Tetra Pak, simili papier japon 130g/m2, 8x11.6 cm, août 2017.

La même en cours de séchage.

mercredi 2 août 2017

Portrait de Marie Gevers

J'ai enfin ressorti ma presse, remisée dans une armoire depuis les travaux d'électricité qui m'avaient contraint à démonter mon petit atelier de gravure. Pour me remettre dans le bain, vu que cela faisait quelques mois que je n'avais plus pratiqué la taille-douce, j'ai gravé ce petit portrait sur Tetra Pak, à main levée. Une fois encore, le passage au scanner contraste malheureusement exagérément l'image, qui n'est dès lors pas vraiment fidèle à l'estampe. Peut-être gagnerais-je à plutôt photographier mes œuvres ?

Ma galerie de portraits d'écrivains manquait un peu de mixité ; mon choix de sujet s'est dès lors porté sur Marie Gevers, la « dame de Missembourg » qui mérite amplement sa place dans ce panthéon très personnel. Il y a un peu plus d'un an, j'entamais du reste cette série par une gravure représentant Émile Verhaeren, qui fut l'un des parrains en écriture de Gevers. Il semblait donc naturel de les réunir ici...

Portrait de Marie Gevers, pointe sèche sur Tetra Pak,
simili papier japon 130g/m2, 8.3x12.7 cm, juillet 2017.

Dans l'ensemble, je suis satisfait. Il y a bien sûr de petits soucis anatomiques — et le manteau n'est qu'esquissé à la va-vite — mais il me semble que je ne trahis pas trop mon modèle, même si je dois admettre l'avoir un peu vieilli. L'agrandissement suivant devrait mettre en lumière le travail du visage (la zone découpée fait en réalité environ quatre centimètres de côté)...


Je vais essayer d'encore réaliser quelques gravures, dans les semaines à venir. La prochaine grande étape, c'est la pointe sèche sur cuivre, à laquelle je compte m'essayer très prochainement. Je suis en effet un peu agacé par les arrière-fonds inégaux que tendent à produire mes plaques de Tetra Pak, vu qu'elles retiennent un peu d'encre même sur leurs surfaces vides. Il me semble qu'un support plus dur et lisse pourrait régler ce problème. À défaut, je ferai des tests avec des encres différentes... Je vous tiendrai bien sûr au courant des suites de cette démarche.

La plaque encrée, prête à passer sous la presse.

lundi 24 juillet 2017

Travaux de vacances : une nouvelle vidéo et un article

Je plaisante : je ne prends pas de vacances, je suis à mon compte. J'ai tout de même trouvé un peu de temps à consacrer à mes activités annexes et ai ainsi rédigé un article supplémentaire à ma série consacrée à l'iconographie sabbatique, que je développe depuis plus de deux ans à destination du webzine Faunerie. Sixième de la série, celui-ci s'intéresse à des reines du sabbat flamandes, issues d'œuvres de Charles De Coster, Marcel Schwob et Pierre Mac Orlan.

Artiste inconnu, « La Reine du sabbat », ill. pour
Roland Brévannes, L’Orgie satanique à travers les siècles,
Paris, éd. Charles Offenstadt, 1904, p. 116.

Contrairement aux précédents, cet article se base donc essentiellement sur des sources d'ordre littéraire. Il présente du reste une dimension plus spéculative car il interroge davantage des représentations culturelles implicites que des motifs répétés concrètement dans des œuvres succinctes. C'est quelque chose sur lequel j'ai voulu insister en donnant à ce texte son titre : Brève méditation sur la flamandité des reines du sabbat.


Dans un même temps, j'ai tourné, monté et mis en ligne la chronique vidéo de mes lectures du mois de juin, que vous trouverez donc à présent sur ma chaîne YouTube.


Dans cette vidéo, je chronique les livres suivants :
  • Michel HOUELLEBECQ, Soumission, Paris, éd. J’ai lu, n° 11631, [2015] 2016, 320 p.
  • Paul PICCARRETA (dir.), Limite, n° 6 : « Le Grand Remplacement (le vrai !) », Paris, éd. Première Partie, avril 2017, 112 p.
  • Thomas OWEN, La Cave aux crapauds et autres contes étranges, Verviers, éd. Gérard & Cie, coll. « Bibliothèque Marabout – Fantastique», 1974, 320 p.
  • Edgar Allan POE, Théophile GAUTIER, Guy DE MAUPASSANT & Nicolas GOGOL, Nouvelles fantastiques (présentation, notes, questions et après-texte de Sylvie HOWLETT), Paris, éd. Magnard, coll. « Classiques & Contemporains », 2001, 138 p.

Voilà donc pour mon mois de juillet. J'espère que le vôtre a également été riche de découvertes et de travaux culturels. Je vous souhaite un bon été, et vous dis « à bientôt » pour de nouveaux partages !