dimanche 13 novembre 2011

Concours de la bibliothèque « Livre-Choix » de Doische : compte-rendu

Voilà déjà longtemps que j'avais prévu de publier mes impressions sur le concours de nouvelles de la bibliothèque « Livre-Choix » de Doische et plus particulièrement sur sa remise des prix qui a eu lieu le seize septembre. Pas mal de temps s'est écoulé depuis mais je refuse d'y renoncer pour plusieurs raisons. D'abord parce que Doische est ma commune et qu'étant un habitué de sa bibliothèque, j'ai été particulièrement enthousiasmé par son concours ; ensuite car ce fut, sur une déjà longue ribambelle de concours, le seul dont je pus assister à la remise des prix ; et enfin parce que de ce concours est né l'un de mes textes préférés : Miaulements dans la nuit, que je ne désespère pas parvenir à publier un jour quelque part.

J'ai été mis au courant du projet de concours bien avant son lancement officiel. Guère étonnant vu que ma maman gère l'un des relais de la bibliothèque et que ce fut mon graphiste de frère, Émile, qui a été chargé de mettre en page le règlement de celui-ci. Cependant, l'un et l'autre ont refusé de me donner le plus petit indice sur son thème et je dus ronger mon frein comme tout le monde. Étant à Namur au moment de son lancement, c'est dans ma boite aux lettres que j'ai reçu le règlement accompagné de la fiche d'inscription. J'ai en effet une maman qui encourage mes projets littéraires et avait jugé que plus tôt je l'avais, mieux c'était.

J'ai donc enfin pu découvrir le thème de ce tout nouveau concours : la nuit. Ça tombait bien, j'avais depuis quelques mois une idée qui y collait bien. J'avais d'abord pensé essayer d'en faire un roman mais avais abandonné le projet en me rendant compte qu'il n'y avait pas là matière à un si long texte. L'idée végétait donc, comme en attente du fameux concours qui lui donnera l'occasion d'être exploitée. Mon texte, qui devait être remis pour le trente-et-un mai, a presque entièrement été écrit à la bibliothèque universitaire Moretus Plantin où je révisais alors. Il fait ainsi partie de la minorité de ceux que j'ai d'abord rédigés sur papier avant de les dactylographier — ce qu'à vrai dire, je devrais faire pour tous mais choisis presque toujours la voie de la facilité.

Je le remis tout juste à temps et n'en entendis plus parler jusqu'à la fameuse remise des prix du vendredi seize septembre, dont je découvris l'invitation à mon retour de vacances. Peut-être était-ce là de l'excès de zèle mais j'avais passé un costume (sans cravate, toutefois) pour m'y rendre. Cela n'a pas manqué d'amuser mes frères et sœurs : « et si tu ne gagnes rien ?
» m'a-t-on demandé, ce à quoi j'ai répondu que je n'avais pas besoin d'être lauréat pour être coquet. L'heure n'arrangeant pas mes chauffeurs habituels — étant trop fainéant pour passer mon permis de conduire, je reste fort dépendant de mes proches à ce niveau et ce même si ma destination n'est, comme elle l'était ce soir-là, qu'à cinq minutes de chez moi —, je m'y suis rendu avec des amis ayant également participé. La remise des prix a eu lieu dans la salle de mariage de la commune, sous les portraits du couple royal. Elle était presque pleine ce qui est déjà en soi un succès pour ce concours. Je ne connaissais pour ainsi dire personne. On me présentait et je m'entendais dire que je ressemble à mon père. En cela, rien de bien étonnant ou inhabituel...

La remise des prix a commencé par une présentation du jury du concours, composé de six juges issus des milieux de l'enseignement ou du bibliothécariat et présidé par l'écrivain François-Xavier Heynen. S'en suivent des précisions sur leur méthode de délibération et la proclamation des résultats. En catégorie adulte, celle où je concourrais, le podium est composé de Sur la soie noire de ma nuit blanche de Marie-Paule Ledoux, de Pleine lune de Anne-Marie Guerit et de La grange de Hélène Stevens. Dans la catégorie
« 16-18 ans », mon amie Pauline Herregodts reçoit le premier prix avec Roux comme la lune et Grégoire Barranco fait une belle entrée en littérature en remportant, avec La nuit d'enfer, le premier prix de la catégorie « 9-12 ans ». Quant à mes Miaulements dans la nuit, ils ont fini dix-huitième. Je mentirais en disant n'avoir pas été un peu déçu mais c'est là le problème des textes fantastiques : soit ils plaisent... soit pas du tout, en fonction du lecteur et de sa sensibilité. Apparemment, cela n'a pas trop bien collé cette fois... à moins qu'il soit juste mauvais, ce qui est aussi très possible. Heureusement, le drink qui a suivi m'a très vite fait oublier ma légère frustration.

Au final, je ne peux que féliciter l'équipe du foyer culturel pour cette belle organisation et vivement souhaiter que le concours soit de retour dès l'année prochaine. On l'attend avec impatience !

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