jeudi 24 novembre 2011

Un jardin d'automne

Poème écrit dans le cadre d'un jeu d'écriture du forum du Cercle Maux d'Auteurs (le n° 75). La consigne était : « C’est un jardin extraordinaire… chantait Charles Trenet. Écrivez donc une histoire, une aventure, un conte… dans un jardin d’automne d’ici ou d’ailleurs, un jardin forcément… extraordinaire ! »
Il y aura quelques maladresses à corriger, surtout au niveau de la métrique. Vos critiques sont donc les bienvenues (même si j'en ai déjà eu beaucoup via le forum des MDA).



Billet édité le 13 décembre 2015 : La première version de ce poème, très imparfaite, a désormais été effacée du blog. Il me tient cependant à cœur qu'il reste lisible, car il constitue le point de départ d'une longue série, elle-même à la base de mon premier recueil, intitulé Contes du sabbat et autres diaboliques amuseries. Le voici donc dans son ultime version, incluse dans le recueil.


Un jardin d'automne

Un jardin d'automne
Entouré de murs ;
La mer qui fredonne,
Roulant ses flots purs.
Courbant les pommiers,
De beaux fruits rougeoient
Loin des flots glacés
Où d'aucuns se noient.

Bien des fleurs friponnes
Profitent des murs ;
Hors du froid d'automne,
L'endroit reste sûr
Car c'est le jardin
D'une magicienne
Qui le soigne bien,
En est la gardienne.

Là point ne se fanent
Les rêves pondus
Sans peur et sans panne
Par des geais dodus.
Au centre un étang ;
Dame s'y promène,
Parle aux korrigans,
Courtise leur reine.

À cette famille
De gardiens des flots
Peuplant l'eau croupie,
Le frêle roseau,
Contre le printemps
Qu'ici ils retiennent
Elle offre son sang
Leur ouvrant ses veines.

— Tout l'automne encore,
Maîtresse peux-tu
Soustraire à la mort
Nos corps si ténus ?
Dans ton beau jardin,
Par pitié accepte
Qu'ignorant la faim
Mille oisillons bectent. »

— Par Pan je le jure,
Qu'il en soit ainsi :
J'offre la pâture
Pour l'hiver aussi. »
Son sang vermillon
Coulant sur la glace,
Toute la saison
Et les frimas passent.

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