mardi 13 décembre 2011

Compte-rendu du concours de nouvelles de la résidence Neussart

J'ai été averti début octobre via le forum du Cercle Maux d'Auteurs du lancement d'un concours de nouvelles pas loin de chez moi, à Louvain-la-Neuve. En plus, il était gratuit et destiné aux jeunes auteurs, ce qui ne gâche rien. Je marquai donc la date butoir dans mon agenda, me promettant d'y participer, ne fut-ce que pour le plaisir de pouvoir me rendre (pour une fois) à la remise des prix. Le hic, c'est que les semaines ont passé et qu'aucune idée ne me venait. Les thèmes étaient pourtant larges et il y en avait carrément quatre !

- Mon plus beau rêve
- La vie dans des mots
- Je t’ai admiré

- Si fragile et pourtant…


Et pourtant, et pourtant... Rien ne me venait qui ne soit pas tout à fait cliché. Puis j'ai été occupé et ai laissé un peu le temps filer, jusqu'au quatorze novembre, date de remise des textes. La seule idée que j'avais eue jusque-là était de traiter le thème « je t'ai admiré » en parlant d'un artiste et de sa muse. J'avais envie de parler de Félicien Rops car je venais d'aller voir la nouvelle exposition de son musée (Auguste Rodin et Félicien Rops, les embrassements humains) et ai donc été bien embêté de constater en me documentant que sa principale relation extra-conjugale (je n'allais pas non plus parler de sa femme, vu qu'ils ont divorcé) était en fait double car il était l'amant de deux sœurs : Léontine et Aurélie Duluc. Inutile de dire que je me voyais difficilement écrire à propos de cela — quoique ce serait sûrement passionnant, mais un peu trop ardu pour la soirée qu'il me restait avant de remettre mon texte. Je me suis donc rabattu sur la bonne vieille technique consistant à se baser sur une œuvre particulière et à extrapoler. Je suis parti de l'une des versions de La Buveuse d'Absinthe.


J'ai donc écrit ma nouvelle — à vrai dire, c'est davantage une microfiction puisque j'ai pour habitude de considérer tels quels les textes de moins de mille mots — sur ce sujet, non sans insatisfaction. Au final, je n'ai même pas osé citer Félicien Rops, me contentant de donner son prénom à mon protagoniste, tant le résultat est éloigné de la réalité des faits telle qu'on la connaît par la correspondance du peintre. Bref, ça ne volait pas haut mais j'étais néanmoins heureux d'en être venu à bout.

La remise des prix a eu lieu lundi dernier, le cinq décembre, à la résidence Neussart à Louvain-la-Neuve et j'étais bien sûr présent. Je passe sur les détails : la séance d'essayage du « super look d'écrivain » dans laquelle mes coloc' ont été entraînés, l'affrontement de mon plan Google Maps contre une ville particulièrement sinueuse à mon goût, le détour pour aller boire un verre avec une vieille amie... pour en arriver à la remise des prix proprement dite.


Premièrement, ça a l'air vraiment bath de vivre à la résidence Neussart : c'est grand, c'est beau, bien décoré, il y a un piano... Ensuite, l'accueil était excellent ; plusieurs membres du jury (composé de l'écrivaine Guida Moreira ; de Sabine Derick, professeur de littérature en secondaire ; de Mme Nicole Wantiez-Müller, responsable rayon littérature à la librairie Agora ; de Cecilia Aguiar, étudiante et résidente, et de Rosalie Quijano, la responsable de la résidence Neussart) étaient présent, ainsi qu'une bonne douzaine des quelques cinquante auteurs à avoir participé. Le projet et sa genèse sont présentés, ainsi que le jury, puis on passe à la proclamation des cinq lauréats et à la lecture à haute voix des deux meilleurs textes.

Le palmarès est le suivant :
- Premier prix : Opale de Julie Amand
- Deuxième prix : L'effet papillon de Maria Serrano

- Troisième prix : Le troisième étage de Julie Briand (qui a suivi la remise des prix depuis le bout du monde via Skype ; c'était assez étonnant à voir !)
- Quatrième prix : Je t'ai admirée de Jeanne Pomma
- Cinquième prix : Etaine de Florence Devalet (qui a participé un peu grâce à moi, vu que j'avais placardé le règlement du concours aux valves du département de romanes — aux FUNDP — et qu'elle y est l'une de mes condisciples)

Les auteurs présents ont ensuite été invités à présenter leurs textes respectifs — j'ai à peu près baragouiné ce que j'explique ci-dessus — avant de passer au drink. Au final, cela a abouti à quelques rencontres fort sympathiques. J'attends toujours de savoir si mon texte sera repris dans le recueil qui devrait en comporter une quinzaine parmi les meilleurs. À vrai dire, je ne suis pas sûr de savoir si j'en ai envie ou si j'ai trop honte à l'idée de publier un presque-brouillon... Bref, on verra bien, je vous tiens en tout cas au courant.


En conclusion, merci à l'équipe de la résidence Neussart pour l'organisation efficace (leur jury a eu le délai de lecture le plus court de tous les concours auquel j'ai participé) de ce très chouette concours. À l'année prochaine ?

2 commentaires:

  1. Tiens, y'a mon nom, c'est rigolo ^^'.
    Ça m'fait toujours étrange de voir "premier prix" et "Julie Amand" associés.

    [commentaire absolument inutile, désolée]

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    1. Tes commentaires inutiles sont les bienvenus. Il ne faut pas avoir peur d'en poster ; cela me fait toujours plaisir de voir que des gens passent par ici. ;)

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