jeudi 12 juillet 2012

100 histoires de sorcellerie : poème 39

J'ai toujours beaucoup aimé les expressions méconnues. Il n'est donc guère étonnant que, lorsque ma grand-mère m'a appris celle-ci, j'aie aussitôt eu envie d'en faire le titre d'un poème.
Je trouve qu'il y a quelque chose dans celui-là qui rappelle la bande dessinée Mélusine. J'en suis plutôt content...


Le diable marie sa fille

Voilà soudain que sur tout le hameau
Viennent tonner des nuages pleins d'eau.
Le ciel gémit mais malgré ce qu'il tombe
Un soleil luit jusqu'à percer les trombes.
Les villageois agrippent leurs missels :
« C'est le Malin qui par devant l'autel
Porte une enfant vouée à son service ! »
Mais cependant, s'il pleut tel chien qui pisse
En plein été, c'est car tous les sorciers
Chantent en chœur pour éteindre un bûcher.

05/07/2012

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