mercredi 14 novembre 2012

100 histoires de sorcellerie : poème 1bis

Il y a environ un an, j'écrivais ma toute première histoire de sorcellerie. Ces derniers mois, j'ai à plusieurs reprises tenté d'en réaliser une réécriture afin de corriger ses nombreuses erreurs de métrique. Je pense ainsi être parvenu récemment à un résultat satisfaisant.
J'ai gardé la structure initiale mais ai effectué de larges modifications de façon à réguler mes pentasyllabes souvent bancals et à corriger les rimes imparfaites ou leur alternance. Cela dit, l'histoire reste en somme la même.


Un jardin d'automne

Un jardin d'automne
Entourés de murs ;
La mer qui fredonne,
Roulant ses flots purs.
Courbant les pommiers,
De beaux fruits rougeoient
Loin des flots glacés
Où d'aucuns se noient.

Bien des fleurs friponnes
Profitent des murs ;
Hors du froid d'automne,
L'endroit reste sûr
Car c'est le jardin
D'une magicienne
Qui le soigne bien,
En est la gardienne.

Là point ne se fanent
Les rêves pondus
Sans peur et sans panne
Par des geais dodus.
Au centre un étang ;
Dame s'y promène,
Parle aux korrigans,
Courtise leur reine.

À cette famille
De gardiens des flots
Peuplant l'eau croupie,
Le frêle roseau,
Contre le printemps
Qu'ici ils retiennent
Elle offre son sang
Leur ouvrant ses veines.

— « Tout l'automne encore,
Maîtresse peux-tu
Soustraire à la mort
Nos corps si ténus ?
Dans ton beau jardin,
Par pitié accepte
Qu'ignorant la faim
Mille oisillons bectent. »

— « Par Pan je le jure,
Qu'il en soit ainsi :
J'offre la pâture
Pour l'hiver aussi. »
Son sang vermillon
Coulant sur la glace,
Toute la saison
Et les frimas passent.

04/11/2012

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