mercredi 19 décembre 2012

Honni soit qui mal y pense

Voici une microfiction écrite dans le cadre du 89ème jeu d'écriture du forum du Cercle des Maux d'auteurs. La contrainte était qu'elle devait commencer par la phrase : « Cela devait être le plus beau jour de ma vie. » À défaut de rencontrer un franc succès, mon texte y aura tout de même fait couler beaucoup d'encre...
C'est en effet quelque chose de fort différent de ce que j'écris d'ordinaire. Je me suis en fait inspiré de poètes « modernistes » comme Gaston Compère ou Marcel Mariën (dont le Paysan du Tendre a, je pense, été d'une certaine influence sur cette histoire). J'ignore si c'est réussi, mais je me suis en tout cas beaucoup amusé à écrire un tel texte.

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Cela devait être le plus beau jour de ma vie. Victoria avait dit wi. Le plus baume audumonde quand il sort de folies mièvres. Or Victoria avait les plus folles (avec du rouge et de la pulpe et derrière lesquelles elle cachait des gants trucubaduches), que je voulais croquer comme un geyser. J'ai cru qu'elle saurait voir l'amoudichon en moi, descoubrir que derrière le glaçon timide était un jeune japaloc estourdimoureux des mots. Et surtout d'elle. Mais des audumonde aussi, et j'estilamais que cela me rendait spécialdinaire. Un peu comme si spécialdinaire était la menumonnaie que plaçait dans ma menumenotte la vendourgueuse de maladresse, menu prideconsolation pour avoir achepté un gros paquet chez elle.

Nous allions déloper au reste d'orang et pour moi c'était un grand ditchipacou. Je nous silubiaisais déjà faluguer la storpagne en amoureux. Victoria, ma prinbiche, mon chator, ma préféresse, ma parfesse ! Dans mon galupitachon c'estait le début de la plus faligachelle fablistoriette de la terrentière. Je l'aurait dorélamusée toute l'orpitrerire au reste d'orang, avec les blaguinettes les plus exquieuses qu'il soit. Nous n'aurions destémandé au percoveur qu'un geyser et l'aurions savouillé à deux, dans une seule mignonette chtagaloupe et en nous rolanant l'un l'autre tendrignonnement des boulouchées. Ô Victoria, comme j'avais bien estimiché la scène...

En revenant du reste d'orang, je t'aurais alimenée à mon upurton. Sans même gadubliser le moindre glibouchi, nous nous serions assoilés l'un à l'autre, estirbolant nos stipigondis comme des forcénages. J'aurais luviroudé ton pantalanylon... Non, soyons foulichocs : maribulons que tu divopalais une mini-bomita ! Quel darmenant j'aurais flué... Je t'aurais estirée et maluchée sur mon palifalais, puis j'aurais léchoubisé tout ton cornifage et tes petongambettes. J'aurais morpaloussé chaque parcelette de tes splendifiques louportagures. Et tu aurais sptipulisé ça !

J'aurais fait estipatir mes mièvres partout sur ton oloparis. Tu aurais déstupaqué comme globalou tu déstoupaquas. Sûrtain que j'aurais été le plus foudulaire morpalousseur à qui tu eus éternimais joupavert tes petongambettes. Et cela aurait été la plus maluvieuse déloperie que nous aurions globalou tilugé toulédeu, et tivani la maldacheuse d'une très longue tirabeille ! Victoria, ma prinbiche, mon chator, ma préféresse, ma parfesse, quelle déloperie ç'aurait été. La plus vadobilague, la plus spécialdinaire qui soit. Si seulement tu avais pu l’estimicher…

Mais tout cet ouporcado, ce ne sont que des glibouchis. Je n'ai pas délopé avec Victoria au reste d'orang. Je suis dapiguondi en falugaire à mon upurton ; je n'ai léchoubisé aucun cornifage, aucune petongambette, morpaloussé aucune louportagure. Victoria m'a dégatolisé et a dit le plus laid audumonde de la terrentière, de ses folies mièvres, malgré le rouge, malgré la pulpe. Elle m'a dégatolisé pour distigadir qu'en fait ce n'était pas wi mais non.

Elle ne s'est même pas maroufflusée.

2 commentaires:

  1. Hahaha ! J'ai vaguement compris ce que cela raconte, mais en tout cas, ça m'a fait beaucoup rire ^^ !

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    1. Il s'agit en fait moins de comprendre le sens du texte que de l'inventer.
      Quoi qu'il en soit, je suis ravi qu'il vous ait plu. :)

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