vendredi 4 janvier 2013

100 histoires de sorcellerie : poème 72

Dans le cadre de mes « explorations poétiques », je me suis ces derniers jours penché sur l'idée de réaliser un « poème oghamique ». Bien évidemment, la tentation fut quasi immédiate d'en faire une sorte de calligramme. Étant donné mes deux mains gauches (et aussi l'approche de mes examens qui se montrent spécialement chronophages), ce n'est que hier et au terme de plusieurs recommencements que je suis parvenu à un résultat satisfaisant.

Je suis parti de l'heptagramme, figure chère aux otherkin et à la Wicca féérique mais également depuis longtemps associée aux sept planètes/métaux connus des alchimistes et à leurs symboles, et sur cette base me suis appliqué à réaliser un poème qui aurait pu être réalisé par son narrateur sous la forme d'une inscription à vertu protectrice (un peu comme un carré Sator ou que sais-je). Cette histoire met donc en scène un sorcier qui déménage et grave dans son nouvel appartement une prière — véritablement ésotérique, au sens où elle est cachée au regard du profane — demandant des grâces aux sept divinités/éléments de l'heptagramme.

Voilà ce que cela donne :

cliquer pour agrandir

Je suis conscient que le mélange entre figure néopaïenne, symboles alchimiques et alphabet celtique est un peu indigeste, mais reste que le résultat me plait, d'une certaine manière.

Je vous donne tout de même la transcription du texte en alphabet latin, selon l'ordre de lecture auquel invite l'heptagramme :

(Le Déménagement)

Par toi Soleil, que ce nouveau repaire
Soit le témoin de brillantes affaires !

Accorde Lune, ayant déménagé,
Qu'à la fortune encor je sois allié !

Puisse aussi Mars, courageux à la guerre,
De ce lieu être un copropriétaire !

Daigne Mercure, en ce laboratoire,
Rendre savants et épais mes grimoires !

Toi, Jupiter, prête-moi une main
Afin qu'ici je transporte mes biens !

Puisque en ce lieu je compte m'installer,
Belle Vénus, daigne en faire un foyer !

Digne Saturne, idole si aimable,
Rends mon séjour en ce lieu confortable !


Je précise plus haut que cet ordre des strophes est celui dû au dessin de l'étoile car ce n'est pas celui que j'avais prévu à la base. En fait, dans un premier temps (le 30 décembre, pour être précis) j'ai écrit le texte en alternant les distiques décasyllabiques à rimes féminines et masculines, passant d'un symbole à l'autre dans le sens horaire. Au moment de dessiner le poème, je me suis toutefois rendu compte qu'il valait mieux ne pas respecter celui-ci et « traverser » le graphe de part en part, d'où une certaine irrégularité dans les rimes. 
D'autre part, je ne suis pas parvenu à intégrer le titre de façon élégante dans la version oghamique du poème et ai donc préféré l'en supprimer, jugeant qu'il n'était pas indispensable.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire