vendredi 11 janvier 2013

100 histoires de sorcellerie : poème 73

Une histoire sans grande intrigue ou originalité, je dois bien l'avouer. J'avais rédigé son premier jet à la mi-décembre mais, n'en étant pas vraiment satisfait, j'avais décidé de ne pas le publier. J'en suis davantage content depuis les modifications que j'y ai apportées, mais reste que ce n'est pas de la grande littérature.
Vous pouvez constater via l'exergue que je suis dans une « période Bowie ». Comme à peu près tout le monde, cela dit...


La Thérianthrope

Pour M. L.
See these eyes so green
I can stare for a thousand years
Colder than the moon
It's been so long

-
David Bowie,
Cat People (Let's Dance, 1983).

Certaines puissantes sorcières
Aiment se transformer en chat,
C'est pourquoi, bien avant notre ère,
L'on jetait ceux-ci des beffrois.
Aujourd'hui de telles pratiques
Ont heureusement disparu ;
C'est donc sans émoi ou panique
Qu'on peut sortir de poils vêtu.

Quand il a sa forme animale,
L'on ne parvient à distinguer
Quelque sorcier d'un autre mâle
Parmi un tas de félidés.
En revanche, on pourrait sans peine
Parvenir à pointer du doigt,
Quand ils ont silhouette humaine,
Les métamorphes d'un endroit.

C'est un fait caractéristique
Qu'observent les chats les passants,
Perchés en haut de murs de briques
Avec un air condescendant.
Une semblable accoutumance
Ne se perd pas facilement ;
Il y a donc de fortes chances
Qu'humains, ils en fassent autant.

En outre, ils gardent des manières
De l'animal qu'ils sont parfois :
Tu ne verras jamais sur terre
De gens si furtifs ou adroits.
Et, si tu doutes de mes dires,
Observe un peu autour de toi
Les individus qui s'étirent ;
Ainsi se trahissent les chats.

Prends pour exemple cette fille
Au port si digne, au dos si droit ;
Je garantirais sur ma vie
Que, la nuit, elle court les toits.
Si tu parviens à la séduire,
Peut-être tu découvriras
Qu'aucune amante en un empire
Se blottit si bien dans tes draps.

08/01/2013

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