mercredi 8 mai 2013

100 histoires de sorcellerie : poème 95

Voici un petit dizain que j'ai griffonné jeudi dernier, durant ma pause de midi. J'avais déjà évoqué la main de gloire à l'occasion de ma trente-huitième histoire de sorcellerie, mais ce poème-ci l'aborde d'un point de vue différent.
L'exergue est un peu long et peut-être superflu, cependant je trouvais intéressant de citer le Petit Albert...


La Main de gloire

On prend la main droite ou la gauche d'un pendu exposé sur les grands chemins ; [...] puis l'on compose une espèce de chandelle avec de la graisse de pendu, de la cire vierge & du sésame de Laponie, & l'on se sert de cette main de gloire comme d'un chandelier, pour y tenir cette chandelle allumée ; & dans tous les lieux où l'on va avec ce funeste instrument, ceux qui y sont demeurent immobiles.
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Secrets merveilleux de la magie naturelle et cabalistique du petit Albert
Lyon, éd. Héritiers de Beringos fratres, 1782
Chap. 45, La main de gloire, & ses effets, p. 115.

Vieille sorcière, en ce soir où vas-tu ?
Au noir gibet, dépouiller un pendu
De sa main gauche à présent grise et sèche,
De ses cheveux pour en faire une mèche ?
Après cela, vas-tu tailler son gras,
En faire un cierge à caler dans ses doigts ?
Je te connais : comme chaque boiteuse,
Tu es sorcière ainsi qu'une voleuse ;
Si main de gloire entre en ta possession,
Tu frapperas à coup sûr nos maisons !

02/05/2013

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