mardi 21 mai 2013

100 histoires de sorcellerie : poème 97


Allô, Lilith ?

Les minutes s'égrainent
Moins vite que jamais ;
À bûcher j'ai grand-peine.

C'est un beau jour de mai,
Mais si peu j'en profite ;
L'unif ainsi méfait...

Je soupire et médite :
Mon grand-père aurait dit
Que je n'ai « pas la frite ».

Puis, je me dis « suffit ! » ;
Puisque étudier m'épuise,
Je puis en faire fi :

Car ma vie est si grise
Qu'est plus heureux l'Inuit
Perdu sur sa banquise,

Je vais chercher mon kit
— Pentacles et calices —
Et j'invoque Lilith ;

Qu'elle me divertisse !
19/05/2013

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