jeudi 31 octobre 2013

Jack le sorcier

Vous avez sans doute remarqué (et peut-être regretté ; on peut rêver !) le manque d'activité sur ce blog au cours des dernières semaines. La raison en est, d'une part, mes cours qui me réclament beaucoup d'énergie ces temps-ci (et tout spécialement un stage qui m'occupera jusqu'à la fin du mois de novembre) et, d'autre part, une série d'appels à textes auxquels j'ai pris le temps de répondre avec des nouvelles originales (que, je l'espère, vous aurez l'occasion de lire prochainement). J'ai donc surtout écrit de la prose, ces derniers temps. Néanmoins, c'est à la poésie qu'est consacré ce billet.

Je le fais peu — cet espace étant avant tout consacré à mes propres projets — mais m'apprête aujourd'hui à laisser la parole à un autre auteur. Il s'agit d'une rencontre que j'ai faite récemment. Ayant posté certains de mes textes sur l'excellent forum
L'Écritoire des Ombres, un échange très enrichissant s'est créé avec l'un de ses habitués, Jack-the-rimeur. Au fil des messages, la discussion qui tournait autour de conseils pour améliorer les rimes de mes poèmes a fait naître deux réécritures de la plume de Jack de ceux-ci. Les trouvant vraiment excellents (et me maudissant un peu de n'être pas parvenu à les écrire par moi-même), je ne peux m'empêcher de vous faire partager ces textes.

Place donc aux « histoires de Jack » ; bonne lecture à vous et grand merci à lui d'avoir avec tant de talent revisité mes œuvres !



Saint-Nicolas, sorcier déguisé

Noble Saint-Nicolas, étiez-vous nécromant ?
On raconte qu'un jour, traversant un village,
Vous rendîtes vivants, les sortant du salage, 
Trois enfants massacrés par un boucher dément ;

Démonologue aussi ? On chante encor comment
Vous défîtes Krampus, la bête d'un autre âge,
Transformant ce démon habité par la rage
En un serviteur doux, aimable et fort charmant.

Sous la mitre d'évêque et le manteau d'abbé, 
Vous ne pouviez cacher le long bâton courbé
Qui, des grands mages noirs, demeure le symbole.

Votre barbe cachait un sourire malin :
Prétendre servir Rome, ah, l'ironique obole !
D'autres s'en souviendront, de Flamel à Merlin.



Évasion impromptue

Dans le soleil éclatant de l'été,
Il a suffi d'un nuage argenté...
Nous étions mille, assemblés sur la place,
Et dominant la vile populace,
Le Haut Clergé lorgnait d'un œil glacé
La fille en pleurs sur le bûcher dressé...
Il a suffi d'un tout petit nuage
Pour que s'abatte un monstrueux orage
Qui fit s'enfuir culs bénis et sans-coeur
Et s'envoler un grand rire moqueur
Dans le soleil...

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