lundi 22 décembre 2014

Huitième de finale du Tournoi des Nouvellistes V

J'annonçais dernièrement que ma nouvelle Un vent d'espoir avait passé le premier tour de la cinquième édition du Tournoi des Nouvellistes, organisé par le webzine Nouveau Monde. Depuis samedi, celle-ci est à nouveau en lice. L'enjeu : décrocher une place pour les quarts de finale de la compétition. Son adversaire pour ce tour est un récit inquiétant, qui plonge son lecteur dans l'Angleterre victorienne au moyen d'un procédé narratif m'évoquant les contes de Maupassant : La Femme au ruban bleu d'Alexandre Gourdeau.

Je vous propose de découvrir ci-dessous l'incipit de ma nouvelle. Ainsi que je l'ai expliqué, ce texte date désormais de plusieurs années et est donc empreint du style ampoulé que j'affectais tant, à mes débuts.

Parmi les plus grandes injustices de l'histoire figure en bonne place le total et volontaire oubli de l'œuvre de Phileas Jones, perpétré par des hommes qui, non contents de saborder son projet, en ont fait disparaître toute mention. Si la plupart des privilégiés qui connaissent aujourd'hui son histoire argueraient qu'il importe peu de rétablir la vérité car, de toute façon, le principal intéressé ne s'est jamais guère soucié du souvenir qu'il laisserait, il semble désormais et au vu des folies que commet aujourd'hui l'esprit humain que l'exemple de Phileas Jones pourrait s'avérer être plus qu'une bonne leçon : un enseignement salvateur.
Phileas Jones naquit quelque part dans le Pays de Galle, au cours de la seconde moitié du dix-neuvième siècle. Il est difficile d'être plus précis car, aux dires de tous ceux qui l'ont connu, il garda toute sa vie cette flamme enthousiaste qui brille au fond des yeux des jeunes personnes et cette joie intérieure l'illuminait d’une telle sorte qu'il ne sembla jamais âgé de plus de dix-sept ans, quoiqu'on le sache bien plus vieux. Très jeune, il s'imposa au jugement de ses parents et professeurs comme différent. Non qu'il ait été particulièrement brillant — c'était un élève des plus médiocres —, ni particulièrement turbulent, ni trop contemplatif ; les deux pieds dans la norme. Ce qui le distinguait de ses camarades, c'était qu'il ne les fréquentait pas, leur préférant des amis que les adultes qualifièrent aussitôt d'imaginaires.

La suite, vous pouvez la lire via ce lien. Je précise, comme d'habitude, que ce billet ne constitue aucunement un appel aux votes d'amitié ou de complaisance. Je serais ravi que vous lisiez ma nouvelle (raison pour laquelle je signale ici qu'elle est soumise à un public) ; vos votes ont en revanche bien moins de valeur à mes yeux, surtout s'ils ne sont pas sincères.

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