vendredi 1 mai 2015

Deux publications oubliées

Je me suis rendu compte tout dernièrement que j'ai omis d'annoncer sur ce blog deux de mes publications, dont à vrai dire j'ignorais jusqu'à présent la parution. L'époque où je trépignais d'impatience et vérifiais sans cesse le devenir de mes textes est bien révolue : à présent, en l'absence de notification, je ne m'en aperçois souvent pas.

Cela justifie que je ne dis pas un mot, dans mon billet Du neuf en prose, sur le quatrième numéro du webzine Chrysalide, pourtant alors déjà sorti. J'y ai placé une nouvelle, intitulée La Solitude de Samson. Accrochez-vous : elle date de l'été 2011. Certains se souviennent peut-être de mon personnage récurrent d'alors, le « Sorcier d'à côté » ; cette nouvelle est une de ses aventures, demeurée jusqu'ici inédite (non sans raison : c'est loin d'être celle dont je suis le plus fier).

Ce numéro est à télécharger au format PDF ou à lire en ligne via la plateforme Calaméo.

Elle exploite en fait une idée régulièrement exprimée dans mes textes : qu'à force de nourrir ses rêves de pensées conscientes, ils tendent à prendre plus (trop) de consistance. J'en ai vaguement fait moi-même l'expérience, vers cette époque, alors que je tenais assez rigoureusement un journal où je les consignais. Il va cependant de soi que mes bizarreries à moi conservèrent des proportions très différentes de celles — toutes fictionnelles — que rencontre Justine, l'héroïne de mon récit dont voici l'incipit.


Cela fait à présent trois mois que Justine tient un journal de ses rêves. Trois mois que les nuits semblent s’allonger tant les lignes tendent à se multiplier. D’abord, il y avait la curiosité : un vieux carnet de ses années de lycée et quelques mots chaque matin ; des impressions, des images, du flou. Puis, des souvenirs qui surgissent de plus en plus aisément, de moins en moins loin ; les notes se transforment en récits, le projet tourne à l’obsession et a vite fait de remplir le mince carnet, remplacé par un autre relié de gros anneaux. Un rituel s’est installé : le matin, avant le petit déjeuner et les paupières toujours collées de sommeil, Justine s’assied à son bureau et couche son voyage sur le papier tant qu’il est encore frais et qu’elle n’a pas raccroché ses bottes d’arpenteuse de songes.
Chaque nuit l’emporte dans un monde qui se complexifie ; elle ignore si elle rêve plus depuis qu’elle en garde trace ou si elle se souvient simplement de davantage, mais elle se prend au jeu. Elle veut voir où sera la limite, ce qui apparaitra lorsqu’elle se sera aventurée trop loin pour encore progresser. Quelques gros cauchemars et réveils en sueur n’ont suffit à attaquer sa motivation et elle se couche chaque soir plus tôt dans l’empressement d’être le lendemain et d’avoir quelque chose à écrire.


J'ai de même omis de rapporter ici la parution, en février dernier, du septième numéro du webzine Enchantement, qui m'avait alors fait l'honneur d'une mention sur sa couverture. On trouve en effet, au sommaire de cette revue spécialisée dans la romance, un poème de ma plume. Il s'agit d'un inédit ; un petit dizain décasyllabique intitulé Amour tzigane qui date, déjà, d'octobre 2013.

Ce numéro est à télécharger aux formats EPUB, Kindle et PDF.

Il serait vraiment temps, au vu de ces publications qui s'entassent, que je mette à jour ma bibliographie, incomplète depuis des mois. Promis, je m'y attellerai un de ces prochains jours...

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