vendredi 15 mai 2015

Publication dans V&S Mag

Décidément, j'ai la tête en l'air, en ce moment. Après avoir dernièrement annoncé avec des mois de retard deux publications, voilà que j'en trouve encore une qui m'a échappé. Pour ma défense, mon nom s'y trouve tronqué ; si d'aventure l'un de vous est tombé au détour de la toile sur une nouvelle signée « Julien N », qu'il ne s'interroge plus : j'en réclame et assume par la présente la paternité. Peut-être à tort, car c'est loin d'être de la grande littérature : l'œuvre s'intitule sans vergogne Marilou Boutin et le poltergeist fétichiste. En voici un court extrait.

Vendeuse de souliers, c'est une excellente place, pour une sorcière. D'une part, Marilou y excelle, grâce à ses pouvoirs de persuasion hors du commun, et, d'autre part, plus que beaucoup d'autres, ce lieu lui plaît. N'est-ce pas un peu magique, au fond, un magasin de chaussures ? Partout de la moquette, qui étouffe les pas et ainsi préserve la grâce du silence ; partout une odeur de cirage... Un côté labyrinthique, aussi, étant donné l'ampleur du stock qu'il a fallu entasser dans un espace si réduit — et puis il y a partout des boîtes ! Qu'y a-t-il de plus magique qu'une boîte ? Quoi mieux que cet objet sait à la fois dissimuler et susciter la curiosité ? C'est le mystère dans son essence la plus concrète ; Pandore en témoigne !
Marilou étant sorcière, elle aime les boîtes. Et étant femme avant d'être sorcière, elle aime les chaussures ! Alors, c'est peu dire qu'elle aime son emploi. D'où son dépit lorsqu'un poltergeist a fait son nid dans la boutique de monsieur Deslauriers...

Certains s'en souviennent peut-être : j'ai écrit ce texte l'été passé à l'occasion d'un défi d'écriture lancé par le site Vampires et Sorcières (il s'y est classé second ex æquo). C'est dans l'organe de ce dernier, V&S Mag, qu'il a été inséré, il y a déjà quelques temps puisque le numéro fut publié à l'occasion du dernier Halloween. Mieux vaut en parler tard que jamais...

Le numéro est à lire en ligne via la plateforme ISSUU ; ma nouvelle se trouve aux pages 65-67.

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