jeudi 8 octobre 2015

Sixième Tournoi des Nouvellistes

Encore un billet en retard — décidément ! Depuis samedi dernier et pour deux jours encore, l'un de mes textes est en lice aux éliminatoires du Tournoi des Nouvellistes, organisé par le webzine Nouveau Monde.

Emblème du tournoi.

Ma nouvelle participante s'intitule La Danse de saint Guy. Il s'agit cette fois encore d'un « fond de tiroir » demeuré jusqu'ici inédit. Ce récit a été rédigé — si j'ai bonne mémoire — à l'automne 2012, durant les longs trajets en train que je faisais lorsque je fréquentais l'Université de Liège. Il est à ce stade largement mené par ses adversaires (des textes de Claire Girard, Francis Ash et Annabelle Blangier) dans tous les duels ; reste à savoir dans quelle mesure les votes du jury influenceront le résultat final.

En voilà un court extrait :
C'est à minuit, heure du passage vers un nouveau jour, que le changement s'opéra. S'était avancé sur ce qu'on appelait désormais la Route des pendus un homme étrange et gigantesque. Étrange d'une part parce que, malgré sa taille peu commune, il flottait dans des vêtements trop amples et sans forme. Mais également de par quelque chose dans sa démarche ; un vague air désarticulé, pas boiteux mais à côté du temps, frénétiquement maladroit. Il avait des traits tels qu'on en attendrait d'un géant : puissants mais n'ayant pas l'air complètement achevés. C'étaient un crâne pointu, chauve ou rasé, une mâchoire carrée sans être agressive, des pommettes hautes et robustes sans vraiment saillir. Sans doute pouvait-il être considéré comme beau mais l'impression première qui s'imposait à l'esprit était qu'il appartenait à une humanité partielle ou déguisée. Car s'il avait des traits d'homme, il marchait la tête droite comme un automate et avec une fureur de démon dans les jambes. On aurait cru voir en lui ce golem de la mythologie juive, né pour servir et consacré à cette tâche unique, machine complexe dissimulée sous des traits grossiers mais opérant néanmoins selon sa propre initiative.

Ainsi que je l'ai expliqué dans un précédent billet, posté à l'occasion du second prix remporté par cette nouvelle au concours du cercle de poésie « Aux quatre points cardinaux », son protagoniste est inspiré par Peter Garrett, l'ex-chanteur de Midnight Oil reconverti en politicien. Voilà donc à quoi sont en fait censés ressembler les mouvements de la « danse » que je décris :

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