jeudi 9 juin 2016

Sort de protection des livres V

Dimanche passé, j'ai conçu et dessiné un nouveau « sort de protection des livres » (j'explique la démarche à l'origine de cette série, que j'associe somme toute à de la poésie visuelle, dans ce billet). Celui-ci a été apposé à la dernière page de mon exemplaire de Sorcellerie. Magie blanche ou Magie noire, un petit (et très médiocre) ouvrage anonyme (probablement collectif) publié par les éditions Atlas. J'ai acheté ce dernier tout récemment en brocante, pour un euro ; j'en parle un peu dans la chronique vidéo de mes lectures d'avril.

Guère inspiré, je me suis contenté de reproduire la forme talismanique traditionnelle de la formule ABRACADABRA... Du reste, j'étais un peu las des malédictions visant les voleurs ; je suis donc parti sur une idée plus positive. Cela, j'en conviens, ne fait guère sens, vu que la signification qu'on donne le plus couramment à ce mot magique est : « Envoie ta foudre jusqu'à la mort. » Cependant, une autre étymologie possible (le débat n'a jamais été tranché) lui donne le sens suivant : « La bénédiction a parlé. » Dès lors, mon sort n'est pas si absurde que cela ; et au reste, cela faisait un bon exercice pour apprendre à tracer de beaux A majuscules...

Si, dans l'ensemble, je n'en suis pas mécontent, force est de constater que j'aurais pu être plus concentré et plus soigneux en le traçant. J'ai en effet raté mon alignement sur la droite, et ai même interverti deux lettres ! J'ai aussi l'impression que, tout occupé à mes capitales, j'ai négligé la minuscule caroline, qui est ici un peu maladroite. Mais je ferai mieux la prochaine fois !

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