mardi 4 octobre 2016

Les histoires de sorcellerie font leur retour !

Je publie aujourd'hui un poème sur Faunerie. Ce n'est que le second depuis la parution de mon recueil, en décembre dernier, (le premier avait été publié en juin dans Bleu d'Encre n°35) et c'est le premier publié en ligne, donc accessible par tous. Dès lors, il me semble utile de faire le point sur l'évolution survenue dans mon univers poétique depuis mes Contes du sabbat.

Si je continue à écrire des histoires de sorcellerie (j'ai essayé, mais pas moyen d'y échapper), je n'ai vraiment plus envie d'exploiter la veine un peu érotico-satanique dans laquelle s'inscrivent nombre de poèmes de mon recueil. D'une part, je pense en avoir un peu fait le tour et, d'autre part, de par une évolution de mes valeurs, je ne me sens plus à l'aise de le faire.

Je me suis donc fixé deux règles de base, en recommençant à écrire : plus d'objectification de la sorcière (donc plus de scènes de nudité, plus d'anaphores du style « la belle », plus d'adjectifs mélioratifs — au fond très inutiles) et plus de figure dominatrice masculine (donc, exit le diable, Satan, le Malin dont les occurrences étaient nombreuses dans mes Contes du sabbat ; à la place, j'aimerais laisser l'espace libre à la divinité tutélaire Hécate/Bombo).

Que reste-t-il, alors ? Plein de choses, en fait. Il suffit de chercher un peu plus loin. Du coup, même si mes poèmes actuels sont dans la droite ligne des précédents et ne dépayseront nullement mes lecteurs, j'ai le sentiment d'explorer un champ nouveau, de faire du neuf. La piste que j'explore actuellement est celle de l'enfance sorcière un peu cruelle. J'essaie de cultiver une certaine naïveté, d'exploiter un imaginaire plus rural et terre-à-terre...

D'un point de vue technique, je m'essaie à de nouvelles formes, à la ballade romantique notamment. Holocauste, le poème que je vous propose de lire aujourd'hui demeure cependant très ordinaire, à cet égard. En revanche, il témoigne d'une autre de mes préoccupations formelles : le travail de la rime, que je trouvais trop pauvre dans mes œuvres antérieures.

Voilà. Désolé pour la tartine, mais il m'a paru nécessaire de faire le point sur mes recherches poétiques. J'espère que vous comprenez les motivations de ce léger changement de cap, et surtout que ce premier poème de la « seconde salve » vous plaît...


P.S. : Je me rends compte que j'ai omis d'annoncer ici la parution du dernier article que j'ai rédigé pour Faunerie. Cela fait pourtant déjà presque un an ! En novembre dernier, j'avais écrit cette longue chronique présentant Géminides, le groupe de mon ami poète Aurélien Dony. Il n'est pas trop tard pour le découvrir...

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