mercredi 14 décembre 2016

Premières expérimentations avec le monotype

J'ai passé ma soirée du 3 décembre à expérimenter avec la technique du monotype. En deux mots, cela consiste à étaler de l'encre sur une plaque non-poreuse et à passer celle-ci sous la presse tant qu'elle n'est pas sèche, de manière à obtenir une estampe. J'avoue m'être lancé dans l'affaire sans la moindre préparation. Les images suivantes ont donc été improvisées au moyen de chiffons, de pinceaux, de cotons-tiges et d'allumettes taillées au cutter. Elles sont toutes les trois de format 10x10 cm.

Voici mon premier essai, initialement destiné au concours de Noël organisé par le webzine Faunerie (en fin de compte, je suis parvenu à réaliser quelque chose à mon sens un peu plus chouette, à découvrir ici). L'idée était de figurer un père Noël-escargot, en utilisant sa coquille comme un bonnet. J'ai procédé en étalant de l'encre sur toute la plaque, puis en l'essuyant partiellement au moyen de chiffons, de cotons-tiges et d'allumettes...


La plaque encrée.


L'estampe scannée.

Comme vous pouvez le constater, sous la pression des rouleaux, l'encre excédentaire s'est déplacée, effaçant la signature et une partie des cornes, débordant sur la marge du haut. Bref, ce n'est pas joli-joli.

Pour mon second essai, j'ai donc voulu éviter ce travers en employant moins d'encre, que j'ai directement appliquée au chiffon dans la forme du sujet, avant de la « modeler » sur la plaque, avec les outils préalablement cités. Je suis parti sur la même idée, mais en représentant cette fois non plus une coquille-bonnet mais une coquille-hotte.



La plaque encrée.


L'estampe scannée.

À nouveau, il s'est avéré qu'il y avait un excédent d'encre, qui a notamment bavé sur les paquets, dessinés en haut de la coquille. Je n'étais donc cette fois encore pas pleinement satisfait.

J'ai tout de même réalisé un montage de ces deux « gastéro-pères Noël » côte-à-côte mais, objectivement, ce n'est pas une grande réussite.


Montage des deux monotypes.

En fin de soirée, je suis donc reparti sur une nouvelle base, en oubliant les gros aplats de noir et en essayant au contraire de travailler le volume par essuyage. Pour ce faire, j'ai délaissé les chiffons au profit de quelques pinceaux, et j'ai dilué l'encre sur les « pleins » (j'ai employé une encre à base d'eau, ce qui a bien facilité l'affaire). Vu qu'il s'agissait de travailler le relief sur des rondeurs, je me suis lancé dans la représentation d'un nu tout simple.

À la réflexion, j'aurais pu poursuivre davantage mon travail, notamment au niveau du visage. Je me suis en fait hâté d'imprimer, de peur que l'encre ne sèche. Avec le recul, je pense néanmoins que j'avais encore une certaine marge de manœuvre, d'autant plus que j'ai imprimé sur papier humide.


La plaque encrée.

C'est néanmoins à mes yeux l'essai le plus concluant, malgré quelques défauts anatomiques. En particulier, l'épaisseur du cou et du bras levé me gêne. Vu que cette technique laisse surtout place à la retouche à l'intérieur de la forme de base, je pense qu'il me faudra à l'avenir être davantage attentif lors de la première mise en place des volumes.

Ce me semble cependant être un premier pas encourageant...


L'estampe scannée.

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