lundi 6 février 2017

Publication de deux nouveaux articles

Prenez note : le webzine Faunerie, publié sous l'égide des Éditions du Faune, a changé d'adresse.

www.editionsdufaune.com

C'est donc sur une plateforme toute neuve que j'ai publié ce matin une contribution, qui fait pour moi figure de nouveauté. Il s'agit en effet d'une traduction de « The Hand of Glory », un poème narratif écrit au XIXème siècle par Richard Harris Barham. Elle est précédée d'une présentation et suivie d'un commentaire.

sir John Tenniel, Her nose it is hook’d, Her back it is crook’d, illustration pour « The Hand of Glory »
(The Ingoldsby Legends, édition de 1865). J'analyse brièvement cette gravure dans mon article.

Il s'agit d'une traduction « littéraire », c'est-à-dire qu'elle ne transcrit pas le texte original mot à mot mais s'applique à rendre compte de son esprit, dans une forme élégante. Dès lors, c'était autant un travail de poète que d'herméneute... Mais je ne m'étendrai pas ici sur les choix posés et sur la métrique élue, ma traduction étant précédée d'un court texte présentant ma démarche dans tous ses détails.

Je puis en revanche vous dire que j'avais le projet de traduire ce texte depuis plusieurs années, sans doute même depuis le jour où je l'ai découvert. Et plus largement, c'est l'ensemble des Ingoldsby Legends que j'adorerais un jour adapter en français. Il serait extraordinaire de pouvoir ainsi faire œuvre encore inédite dans ma langue, d'autant plus que cela me permettrait de marcher un peu dans les pas de Jean Ray qui, sans les avoir traduits, a lui-même interprété ces textes.

J'en suis loin cependant. Avant de penser m'attaquer à un autre des contes de ce recueil, il me faudra achever ma traduction de celui-ci. Je prévois de la donner à lire en quatre segments, de longueur à peu près équivalente à celui-ci. Cela n'a l'air de rien, mais je peux vous assurer que ces septante-neuf vers m'ont déjà donné bien du fil à retordre !


Tant que je parle de Faunerie, il me faut aussi évoquer un autre article, qui a paru en novembre dernier mais que j'ai omis de présenter ici. Il s'agit du premier d'une série que je consacre aux activités occultes (réelles ou fictives) d'auteurs célèbres : Doubles Vies d’écrivains [1] : J.-K. Huysmans, le conjurateur de fluides


Jean-Louis Forain, portrait de Joris-Karl Huysmans, pastel, XIXe siècle,
Versailles, châteaux de Versailles et de Trianon.

Dans ce premier article, je m'intéresse à Joris-Karl Huysmans, le génial auteur d'À rebours et de Là-bas, deux romans qui m'ont beaucoup marqué. J'y décris sa longue fascination pour le satanisme, puis son retour au catholicisme, et surtout la forte impression que sa vie spirituelle particulière a laissé chez ses contemporains.

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